Histoire

On me demande souvent d’où vient cette passion pour l’agriculture biologique, pour la meunerie. En peu de mots, je suis curieux de nature. Une aventure étonnante dans le monde agricole en Afrique, au début des années 70, m’a ouvert à la complexité de la nature dans ses cycles naturels, à la relation souvent ambiguë des humains avec la terre et comment cette relation définit qui nous sommes. La culture au sens large viendrait donc de l’agriculture, de nos soucis, inquiétudes et passions pour nos aliments. Depuis 40 ans, ma réflexion sur l’agriculture poursuit son cheminement avec toujours plus de fascination face à notre ignorance du monde des céréales.

– Robert Beauchemin, Président

1977 – Démarrage de l’entreprise agricole : produire autrement pour l’environnement

Robert et Lily s’établissent sur leur ferme de 400 acres à Milan. C’est une entreprise agricole mixte ayant une production d’agneaux et de grains. Dès le début, l’entreprise se tourne vers une production « organic », sans engrais ni pesticides (le terme « bio » n’ayant pas encore été défini). Malgré les recommandations des professionnels de l’agriculture, on lance une production de blé alimentaire. Ce blé est vendu aux coopératives d’alimentation naturelle, les seuls acheteurs intéressés à cette époque. En 1979, un tout petit moulin ayant une capacité de 60 kg/h est installé, pour nous permettre de vendre notre blé avec une valeur ajoutée.

1982 — Quelques années à moudre nos grains

Malgré le créneau très spécialisé de la farine naturelle écrasée à la meule, Lily et Robert perçoivent un potentiel de développement pour ce produit. Ils incorporent l’entreprise et construisent une première petite minoterie sur la ferme et y installent une première vraie meule de pierre (d’une capacité de 400 kg/h). À peine deux ans plus tard, le marché développé dépasse déjà la capacité de production agricole sur la ferme familiale. Le défi d’acheter à l’extérieur de la ferme oblige à définir le mode de production respectant les principes d’une agriculture qui diminue ses impacts sur l’environnement. Avec un groupe de producteurs de l’Estrie, une définition du biologique est établie : quelques pages pour encadrer la démarche. En 1985, avec le développement continu de ce marché, nous participons à la mise en place du premier programme de certification biologique au Canada.

1996 — Croissance de l’entreprise

La croissance de l’entreprise l’oblige à déménager dans un immeuble industriel dans le village de Milan. Une quatrième meule y est installée. La capacité de mouture est alors portée à près de 45 tonnes par jour. Le gouvernement du Québec adopte enfin une loi sur les appellations réservées. En 1999, nous amorçons le début d’une collaboration scientifique sur la qualité boulangère des farines à la meule avec l’équipe de recherche du Centre de recherche et de développement (CRDA) de Saint-Hyacinthe. Une diversification des farines écrasées telles que l’épeautre, le Khorasan et le sarrasin amène un nouveau dynamisme pour les artisans.

2004 — Agrandissement de l’usine de Milan

Achat et installation d’un premier appareil à cylindres pour produire des farines blanches non blanchies afin de compléter la gamme des farines de La Milanaise. Ceci porte notre capacité d’écrasement à 75 tonnes de grains par jour. Nous installons un laboratoire d’analyse de la qualité des farines à Milan.

2010 — Un quatrième agrandissement

À la suite d’un quatrième agrandissement de l’usine de Milan, nous installons un deuxième moulin à cylindres ainsi qu’une ligne d’emballage automatisée pour augmenter la capacité de La Milanaise, qui passe maintenant à 100 tonnes par jour. Nous procédons à la mise en place d’une équipe d’agronomie pour accompagner les producteurs biologiques afin de les aider à mieux gérer les risques agronomiques. L’équipe agronomique accompagne aussi les producteurs conventionnels qui souhaitent amorcer une transition vers la production biologique certifiée qui s’échelonne sur trois ans. Nous installons une boulangerie d’essai à Milan ainsi qu’un centre de grains à Lac-Mégantic.

2016 — Construction et mise en exploitation de l’usine de Saint-Jean

Grâce à cette usine de haute capacité à la fine pointe de la technologie, la capacité de l’entreprise atteint maintenant près de 350 tonnes par jours. Avec une équipe complète d’ingénierie et de techniciens pour accompagner nos clients, nos farines et notre expertise manufacturière sont maintenant reconnues à travers le continent nord-américain. Notre modèle d’affaire en chaîne de valeur permet aux agriculteurs souhaitant développer leur production de céréales biologiques de planifier leur production plusieurs années à l’avance.